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Migration de plateforme

Migrer de plateforme CRM ou email sans perdre vos clients ni votre réception

Changer d'outil est un projet de données, pas seulement un projet d'outil. Il faut décider ce qui part, ce qui reste, comment les consentements suivent, et comment la réputation d'envoi se reconstruit sur la nouvelle plateforme. Cette page décrit la méthode, les erreurs que l'on voit le plus souvent et les points propres à l'e-commerce, qui manquent dans la plupart des guides.

01Constats

Ce qui rend une migration risquée

Les migrations qui se passent mal ont presque toujours les mêmes causes, et elles se préparent avant le jour du changement.

01

Les consentements ne suivent pas

À l'import, Klaviyo propose une option qui déclare que tous les contacts ont donné leur accord explicite. Elle ne se coche que si ce consentement est vérifié. Importer une base entière sans cette vérification expose à des plaintes et à un risque juridique.

02

Les désabonnés reçoivent de nouveau des emails

Un désabonné de l'ancien outil, absent du nouveau, redevient joignable. Tous les désabonnements doivent être importés dans la liste de suppression de la nouvelle plateforme avant le premier envoi.

03

La réputation d'envoi repart de zéro

Un nouvel outil, c'est souvent un nouveau domaine d'envoi et un historique à reconstruire. Envoyer d'emblée à toute la base fait monter les rebonds et les plaintes. Voir la page délivrabilité email.

04

Les parcours automatiques s'arrêtent ou se doublent

Pendant la bascule, il arrive que les flows de l'ancien outil tournent en même temps que ceux du nouveau, et les clients reçoivent deux fois le même message. Ou qu'aucun ne tourne et le panier abandonné n'est plus relancé.

05

On migre tout, y compris ce qui ne sert plus

Doublons, contacts jamais engagés, propriétés créées il y a dix ans : tout migrer alourdit le nouvel outil et pollue la segmentation dès le départ. Une migration est l'occasion de trier.

06

Les données de commande et de catalogue sont oubliées

Les guides de migration de CRM parlent de contacts, de deals et d'historique commercial. En e-commerce, ce sont aussi les commandes, les produits consultés et les paniers qui alimentent les flows. Sans eux, les parcours repartent à vide.

02Repères

Ce qui se migre, ce qui se recrée

Les éléments d'une plateforme n'ont pas tous le même sort. Voici la répartition la plus courante pour un passage vers Klaviyo.

Les contacts actifs

Importés dans une liste de la nouvelle plateforme, avec leurs propriétés utiles. On trie avant l'import : adresses invalides, doublons, contacts sans aucune activité.

Les désabonnements

Importés dans la liste de suppression, en priorité. Ils restent joignables pour les messages de service comme la confirmation de commande, mais plus pour le marketing.

Les listes d'engagement

Contacts ayant ouvert ou cliqué récemment. Elles servent à organiser la montée en charge des envois : les plus engagés d'abord, puis le reste de la base par paliers.

Les modèles d'email

À recréer dans l'éditeur de la nouvelle plateforme plutôt que copiés en HTML brut, pour pouvoir les modifier ensuite sans reprendre le code.

Les formulaires et les parcours automatiques

À recréer. C'est le moment de revoir leur logique plutôt que de la reproduire à l'identique : conditions de sortie, délais, messages. Voir les flows email e-commerce.

En savoir plus

Les données de commande et de catalogue

Reliées à la boutique par l'intégration native de la plateforme. Elles alimentent les parcours de panier, d'après-achat et de réassort. L'historique de commandes se vérifie avant d'ouvrir les envois.

03Méthode

Comment on conduit la migration

  1. Faire l'inventaire

    On recense ce qui existe dans l'ancien outil : listes, segments, propriétés, parcours, modèles, intégrations, formulaires. On décide pour chaque élément s'il est migré, recréé ou abandonné.

  2. Préparer les données

    On nettoie la base, on supprime les doublons et on documente la correspondance entre les anciens champs et les nouveaux. Un échantillon est vérifié à la main avant l'import complet.

  3. Configurer la nouvelle plateforme

    Connexion à la boutique, domaine d'envoi, authentification, listes, propriétés et parcours. Tout est testé avant que le moindre contact ne reçoive un message.

  4. Basculer par paliers

    Les contacts les plus engagés reçoivent les premiers envois, puis la base s'élargit progressivement en suivant les rebonds et les plaintes. Les parcours de l'ancien outil sont coupés au moment où ceux du nouveau s'activent.

  5. Vérifier, puis clôturer l'ancien outil

    On contrôle que les parcours tournent, que les désabonnements sont respectés et que le revenu attribué est cohérent avec la boutique. L'ancien compte n'est fermé qu'après cette vérification.

04Cas d'usage

Les passages les plus courants

Vers Klaviyo depuis Mailchimp, Brevo ou Omnisend

Le cas le plus fréquent en e-commerce. Une migration vers Klaviyo prend de trois à cinq semaines. Voir la page agence Klaviyo.

En savoir plus

De Salesforce vers HubSpot

Pour les équipes qui trouvent Salesforce trop lourd ou trop coûteux. La migration conserve l'historique et recrée les workflows critiques. Elle prend de cinq à dix semaines.

De Salesforce Marketing Cloud vers une plateforme plus légère

Pour les marques dont les besoins ne justifient plus une solution de grande entreprise. La migration demande de six à dix semaines.

Avant d'abandonner un outil, vérifier ce qu'il fait

Beaucoup de décisions de migration viennent d'une frustration qu'un réglage aurait résolue. Un audit CRM permet de décider en connaissance de cause.

En savoir plus
05Questions

Questions fréquentes

Combien de temps dure une migration ?

Trois à cinq semaines pour un passage vers Klaviyo, cinq à dix semaines de Salesforce vers HubSpot, six à dix semaines depuis Salesforce Marketing Cloud. La durée dépend de la quantité de parcours à recréer et des intégrations à reconnecter.

Peut-on conserver l'historique de nos clients ?

Oui pour les contacts, leurs propriétés et leurs commandes, selon ce que l'ancien outil permet d'exporter. Les statistiques d'envoi de l'ancien outil, elles, ne se transfèrent pas : on les archive avant la clôture.

Faut-il tout migrer ?

Non. On migre les contacts utiles et on laisse les adresses invalides, les doublons et les contacts qui n'ont jamais eu d'activité. Une base plus petite et plus saine envoie mieux.

Faut-il redemander le consentement de nos contacts ?

Pas systématiquement. Ce qui compte, c'est de pouvoir justifier le consentement déjà recueilli et d'importer tous les désabonnements. En cas de doute sur l'origine d'une partie de la base, on la traite à part.

Nos emails risquent-ils d'arriver en spam après la bascule ?

C'est le risque principal si l'on envoie à toute la base dès le premier jour. La montée en charge par paliers, en commençant par les contacts les plus engagés, limite ce risque.

Que se passe-t-il pendant la bascule, nos clients reçoivent-ils des messages en double ?

Pas si la bascule est planifiée. Les parcours de l'ancien outil sont désactivés au moment où ceux du nouveau s'activent, et la période de chevauchement est volontairement courte.

Vous envisagez de changer d'outil ?

30 minutes avec le fondateur pour faire le point sur votre situation et voir ce qu'une migration demanderait.