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Délivrabilité email

Délivrabilité email : pourquoi vos messages n'arrivent pas, et comment corriger

Un email envoyé n'est pas un email reçu. Entre les deux, les fournisseurs de messagerie jugent votre domaine, vos listes et le comportement de vos destinataires. Quand ce jugement se dégrade, le revenu email baisse sans qu'aucune alerte ne s'affiche. Cette page explique ce qu'on contrôle, dans quel ordre, et ce qui relève de la configuration ou de la gestion de la liste.

01Constats

Les signes d'un problème de délivrabilité

Aucun de ces signes ne suffit seul. Deux ou trois ensemble justifient un diagnostic.

01

Le revenu des flows baisse sans changement de votre côté

Les parcours n'ont pas été modifiés, la base n'a pas changé, et pourtant les commandes attribuées reculent. Une partie des messages n'arrive plus devant le client.

02

Les messages tombent en Promotions ou en spam

Un test sur vos propres boîtes Gmail et Outlook montre où atterrissent vos emails. L'onglet Promotions est fréquent pour un message commercial. Le dossier spam est un signal d'alerte.

03

Les plaintes pour spam montent après une grosse campagne

Gmail impose des seuils aux expéditeurs de plus de 5 000 messages par jour : un taux de plaintes sous 0,1 % qui ne doit jamais atteindre 0,3 %. Une campagne envoyée à toute la base, y compris aux inactifs, fait monter ce taux rapidement.

04

Plusieurs outils envoient au nom de votre domaine

La plateforme d'emailing, la boutique, l'outil d'avis, le support client : chacun envoie des messages avec votre adresse. Si un seul est mal configuré, l'authentification échoue et la réputation de tout le domaine en souffre.

05

Le taux d'ouverture ne dit plus rien

Depuis 2021, la protection de la vie privée d'Apple Mail charge le pixel d'ouverture à l'avance. Un taux d'ouverture stable peut cacher une baisse réelle de la réception. On regarde les clics, les commandes et les rebonds.

02Repères

Ce qu'on contrôle

Sept points, du plus technique au plus lié à vos pratiques d'envoi.

L'authentification : SPF, DKIM, DMARC

Trois enregistrements qui prouvent que vos messages viennent bien de vous. Gmail les exige des expéditeurs de plus de 5 000 messages par jour. Un message mal authentifié est retardé, filtré ou refusé.

Le domaine d'envoi

Un domaine d'envoi propre à votre marque, configuré dans votre plateforme, évite d'emprunter la réputation d'un domaine partagé. Il se vérifie dans les réglages de l'outil et dans les enregistrements DNS.

Les plaintes et les désabonnements

Le taux de plaintes pour spam, sous 0,1 %, et un désabonnement possible en un clic. Un lien de désabonnement caché fait monter les plaintes, qui coûtent plus cher en réputation qu'un départ propre.

La santé de la liste

Adresses invalides, inscriptions douteuses, inactifs de longue date : chaque envoi à une adresse qui ne réagit plus tire la réputation vers le bas. On segmente par engagement et on traite les inactifs à part.

Le rythme d'envoi

Un volume qui passe brutalement de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers de messages inquiète les fournisseurs. Avant un temps fort comme le Black Friday, on monte en charge par paliers, en commençant par les destinataires les plus engagés.

La séparation entre messages transactionnels et marketing

La confirmation de commande et le suivi de livraison doivent arriver à coup sûr. On évite de les exposer aux aléas de réputation des campagnes promotionnelles quand l'outil le permet.

Le suivi par fournisseur de messagerie

La réception se lit par fournisseur : Gmail, Outlook, Yahoo, Orange. Un problème peut toucher un seul d'entre eux. Gmail Postmaster Tools donne une vue directe de la réputation du domaine sur Gmail.

03Méthode

Comment on corrige, dans l'ordre

L'ordre compte. Corriger le contenu avant l'authentification fait perdre du temps.

  1. Dater le problème

    On cherche quand la baisse a commencé et ce qui s'est passé juste avant : nouvelle campagne, changement d'outil, import de contacts, changement de domaine. La date oriente tout le diagnostic.

  2. Vérifier l'authentification

    On contrôle les enregistrements SPF, DKIM et DMARC du domaine, et on recense tous les outils qui envoient en son nom. Un outil oublié suffit à faire échouer l'authentification.

  3. Lire les indicateurs par fournisseur

    On regarde les rebonds, les plaintes et la réputation du domaine, fournisseur par fournisseur, pour localiser le problème au lieu de le supposer.

  4. Nettoyer et segmenter la liste

    On sépare les destinataires engagés des inactifs et on retire les adresses invalides. Les envois reprennent d'abord vers les plus engagés, puis s'élargissent par paliers.

  5. Renforcer progressivement, puis surveiller

    La politique DMARC passe d'un simple suivi à une application stricte par étapes, en lisant les rapports pour ne bloquer aucun outil légitime. Un suivi régulier détecte la prochaine dérive avant qu'elle ne coûte du revenu.

04Cas d'usage

Les situations où la délivrabilité se joue

Vous changez de plateforme d'emailing

Un nouvel outil, c'est souvent un nouveau domaine d'envoi et une réputation à reconstruire. La montée en charge se prépare, avec les contacts les plus engagés en premier. Voir la page migration de plateforme.

Un temps fort approche

Avant le Black Friday ou les soldes, on vérifie l'authentification, on nettoie la liste et on planifie les volumes. Un défaut découvert la veille de l'envoi coûte beaucoup plus cher.

Le revenu email a chuté d'un coup

On cherche d'abord un changement technique récent, puis une campagne à forte plainte, puis un import de contacts. Dater la baisse permet d'aller droit au bon contrôle.

Vos flows tournent depuis longtemps sans suivi

Une base qui vieillit s'engage moins. Les flows email continuent d'écrire à des adresses qui ne répondent plus, et la réputation s'use en silence.

05Questions

Questions fréquentes

Quelles sont les règles de Gmail pour les expéditeurs ?

Pour les expéditeurs de plus de 5 000 messages par jour : SPF, DKIM et DMARC en place, un taux de plaintes pour spam sous 0,1 % qui n'atteint jamais 0,3 %, et un désabonnement en un clic.

Peut-on suivre sa délivrabilité avec le taux d'ouverture ?

Plus vraiment. La protection de la vie privée d'Apple Mail charge le pixel d'ouverture à l'avance, et Klaviyo ne peut pas distinguer une ouverture humaine d'une ouverture automatique. Les rebonds, les plaintes, les clics et les commandes sont plus fiables.

Faut-il passer DMARC directement en mode strict ?

Non. On commence par une politique de suivi, on lit les rapports pour repérer tous les outils qui envoient en votre nom, puis on durcit par étapes. Un passage direct au mode strict peut bloquer des messages légitimes.

Faut-il une adresse IP dédiée ?

Rarement au début. Elle devient utile à fort volume. Avant cela, le domaine, la qualité de la liste et le rythme d'envoi pèsent davantage sur la réception.

En combien de temps retrouve-t-on une bonne réception ?

Cela dépend de la cause et de l'ampleur de la dégradation. Une authentification manquante se corrige vite. Une réputation abîmée par des mois d'envois à des inactifs demande plusieurs semaines de bonnes pratiques. Nous ne promettons pas de délai avant d'avoir vu le compte.

La délivrabilité fait-elle partie de votre audit Klaviyo ?

Oui. L'audit de compte couvre la configuration, les flows, les segments, les campagnes, la délivrabilité et le lien avec la boutique, avec un chiffrage du revenu perdu.

Vos emails arrivent-ils vraiment ?

30 minutes avec le fondateur pour faire le point sur vos symptômes et voir par où commencer.